LE LANGAGE : R.ITAL

LE LANGAGE : R.ITAL

ETRANGER & EUROPÉEN, LE LANGAGE : R.ITAL

Détour par l'ouvrage de Cavanna, Les Ritals, 1978

R.ITAL : Réfugié ITALien, mention portée sur les papiers des immigrés venus en France après la seconde guerre mondiale.

« C’est un gosse qui parle. Il a entre six et seize ans, ça dépend des fois. Pas moins de six, pas plus de seize. Des fois il parle au présent, et des fois au passé. Des fois il commence au présent et il finit au passé, et des fois l’inverse. C’est comme ça, la mémoire, ça va ça vient. Ça rend pas la chose compliquée à lire, pas du tout, mais j’ai pensé qu’il valait mieux vous dire avant. C’est rien que du vrai. Je veux dire, il n’y a rien d’inventé. Ce gosse, c’est moi quand j’étais gosse, avec mes exacts sentiments de ce temps-là. Enfin, je crois. Disons que c’est le gosse de ce temps-là revécu par ce qu’il est aujourd’hui, et qui ressent tellement fort l’instant qu’il revit qu’il ne peut pas imaginer l’avoir vécu autrement », Cavanna, Les Ritals, 1978

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ASPHALTE: HOMMAGE A LA BANLIEUE

ASPHALTE: HOMMAGE A LA BANLIEUE

ASPHALTE: HOMMAGE A LA "BANLIEUE"

Détour par le film "Asphalte" du réalisateur Samuel Benchetrit, 2015

Une petite merveille de 2015, que ce  film « Asphalte » de Samuel Benchetrit qui réunit réunit deux des nouvelles des « Chroniques de l’asphalte » que le réalisateur a écrites en 2005 : « Si je devais résumer le film, je dirais qu’il s’agit de trois histoires de chute. Comment peut-on tomber – du ciel, d’un fauteuil roulant ou de son piédestal – et être récupéré ? Voilà la question qui traverse à chaque instant Asphalte. Car les gens de banlieue peuvent être de très grands « récupérateurs ». Pour y avoir passé ma jeunesse, je peux dire que je n’ai jamais connu de solidarité aussi forte qu’en banlieue. Même si avec le temps, comme partout, la solitude et l’isolement gagnent peu à peu du terrain. », Samuel Benchetrit, 2015.

Les plans travaillent sur la présence/absence: la présence des personnages est accentuée par l’absence de signification de l’espace. Ou, plutôt, un espace tellement signifiant dans sa fonction, qu’il pourrait en perdre l’habiter. Ce sont ces deux termes absence/présence, dans un dialogue permanent, qui donnent corps au récit. Magnifique.

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