PENSER AUTREMENT : LA TENSION DE L'INCONNU

Difficile exercice que celui de "penser autrement" car il ne s'agit ni de légitimer la pensée existante, ni de vouloir penser l'impensé, sorte de déjà là qui nous attend.

LA pensée n’existe pas: la pensée n’existe qu’en différant d’elle même. Notre liberté, celle de penser, doit être déterminée et comprise comme l’exercice fragile et relatif d’un processus d’autonomisation toujours historiquement situé et donc indéfiniment recommencé.

« Il y a des moments dans la vie où la question de savoir si on peut penser autrement qu’on ne pense et percevoir autrement qu’on ne voit est indispensable pour continuer à regarder ou à réfléchir (…). Mais qu’est-ce donc que la philosophie aujourd’hui – je veux dire l’activité philosophique – si elle n’est pas le travail critique de la pensée sur elle-même ? Et si elle ne consiste pas, au lieu de légitimer ce qu’on sait déjà, à entreprendre de savoir comment et jusqu’où il serait possible de penser autrement ? » (L’Usage des plaisirs, Gallimard, 1984, p.15-16)

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