ASPHALTE: HOMMAGE A LA BANLIEUE

ASPHALTE: HOMMAGE A LA BANLIEUE

ASPHALTE: HOMMAGE A LA "BANLIEUE"

Détour par le film "Asphalte" du réalisateur Samuel Benchetrit, 2015

Une petite merveille de 2015, que ce  film « Asphalte » de Samuel Benchetrit qui réunit réunit deux des nouvelles des « Chroniques de l’asphalte » que le réalisateur a écrites en 2005 : « Si je devais résumer le film, je dirais qu’il s’agit de trois histoires de chute. Comment peut-on tomber – du ciel, d’un fauteuil roulant ou de son piédestal – et être récupéré ? Voilà la question qui traverse à chaque instant Asphalte. Car les gens de banlieue peuvent être de très grands « récupérateurs ». Pour y avoir passé ma jeunesse, je peux dire que je n’ai jamais connu de solidarité aussi forte qu’en banlieue. Même si avec le temps, comme partout, la solitude et l’isolement gagnent peu à peu du terrain. », Samuel Benchetrit, 2015.

Les plans travaillent sur la présence/absence: la présence des personnages est accentuée par l’absence de signification de l’espace. Ou, plutôt, un espace tellement signifiant dans sa fonction, qu’il pourrait en perdre l’habiter. Ce sont ces deux termes absence/présence, dans un dialogue permanent, qui donnent corps au récit. Magnifique.

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FAUT-IL DÉFENDRE LA VILLE ?

FAUT-IL DÉFENDRE LA VILLE ?

DÉFENDRE LA VILLE ?

Sortie de l'ouvrage "La Ville même petite" par Luc Maréchal et René Schoonbrodt aux éditions Labor.

L’opus, « La Ville même petite » par Luc Maréchal et René Schoonbrodt., est arrivé et nous allons plonger dedans avec delectation. Ne serait ce que le projet de la collection « Quartier Libre », dirigée par Pierre Delrock, venu de Bruxelles.

Dès la première page, une interrogation fondamentale: « C’est quoi la ville? ». Exercice périlleux de définition. Au fond, l’on fini par la définir par ce qu’elle n’est pas: ni village (en terme commun), ni agglomération (en terme d’urbanisme) et métropole rejoignant des zones d’influences qui ne participent pas de la définition.

Alors quoi ? Cette entité fondamentale nommée « ville » et sur laquelle nous réfléchissons quotidiennement, quelle est sa réalité?

Vil, Gigantesque, Grande, Petite, Moyenne, Rurale, Ville-centre, Centre Ville, Ville Haute, Ville Basse, Historique, Cité, Agglomération, Mégalopole, Mégapole, Macropole … tant de termes pour comprendre et appréhender la structure d’une réalité créée et permise pour le prolongement de nos vies, devenues urbaines, que l’on définit aussi en « opposition à » .

 » Pourquoi faut-il défendre la ville et la promouvoir ? La réponse immédiate, c’est que la ville incarne une conviction née d’un projet politique : […] se battre pour la ville, c’est mettre en place les conditions physiques et politiques d’une vie meilleure, plus libre, plus égalitaire et plus solidaire. Il y a un lien entre liberté urbaine et forme de la ville… mais d’autres facteurs interviennent : le développement économique, la paix locale, la culture locale, le niveau de revenus des habitants… La sociologie enseigne que les faits sociaux et culturels évoluent sous la pression de multiples facteurs, y compris la volonté d’autonomie des hommes et des femmes dans la société. Simple rappel qui doit rendre modeste tout aménageur prétendant assurer le bonheur du peuple, sans l’entendre, rien que par l’architecture et l’aménagement ! « 

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L’OEIL INTENTIONNEL

L’OEIL INTENTIONNEL

VILLES: L'OEIL INTENTIONNEL DU PHOTOGRAPHE

Durant une année, le photographe Jean-Christophe Bechet a passé une année à photographier Corbeil-Essonnes, invité par le festival « L’œil Urbain ». Réflexions.

Un grand merci au festival L’oeil urbain pour ce focus sur la résidence photographique de Jean-Christophe Bechet qui a passé une année à photographier Corbeil-Essonnes.

Si, à Common.Langage,  nous travaillons sur la sémantique, la sémiotique, la formation de discours toujours contextuels par le fait d’un orateur et d’un oratoire, le travail du photographe est souvent, pour nous, ce que l’on nomme une synecdoque : « une partie pour un tout » . Photographier est aussi une intention, dans son cadrage, sa prise de vue et finalement « ce que l’on souhaite dire ». Photographier est ainsi, au fond, de l’ordre d’un discours mais sans parole. L’orateur y disparait et l’oratoire devient le spectateur, actif dans sa découverte.

Au delà, on retrouve dans ce travail quelques termes qui étaient aussi présents à Montluçon lors de la rencontre nationale sur les villes moyennes organisée par La ville en Commun comme les notions de coupure (naturelle, infrastructurelle), le local versus global . Bref, passionnant. 

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HOMMAGE: MARIO GAVIRIA LABARTA

HOMMAGE: MARIO GAVIRIA LABARTA

HOMMAGE: MARIO GAVIRIA LABARTA

Il y a un an s'éteignait l'une des figures intellectuelles les plus critiques, vitales, intuitives, enthousiastes et généreuses que l'Espagne ait produites dans la seconde moitié du 20e siècle, Mario Gaviria Labarta .

A Common Langage, nous avons croisé la pensée de Mario Gaviria Labarta et ses actions sous l’angle de la sociologie et en tant que disciple et introducteur en Espagne des textes du philosophe français Henri Lefebvre à la fin des années 1960 . Le travail commandé par Mario Gaviria à Henri Lefebvre en 1972 rentrait alors dans le cadre d’une vaste étude sur le tourisme de masse et l’urbanisation dans la station balnéaire en plein essor de la Costa Blanca. Cette étude fut oubliée pendant quarante ans. Ce n’est que grâce à l’immense travail de Lukasz Stanek et les archives conservées par Mario Gaviria, que l’oeuvre « TOWARD AN ARCHITECTURE OF ENJOYMENT » est enfin publiée en 2014 par l’University of Minnesota Press.

Comme le précisait le quotidien El Pais l’an dernier: « Mario Gaviria, depuis près d’un demi-siècle, a été un pionnier dans le diagnostic et l’approche des réponses aux grands problèmes urbains, environnementaux et socio-économiques de notre pays. Mais la grandeur et l’importance de Mario résident avant tout dans le fait que ses enseignements continuent d’être pleinement efficaces aujourd’hui et restent tout aussi attrayants ».

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